Life after GIGA #24 Nadia El Mjiyad

Nov 2022


Nadia travaille comme coordinatrice scientifique à l'ERC depuis presque 10 ans. Elle a effectué sa thèse au GIGA dans le labo de virologie sous la direction de Catherine Sadzot et Jacques Piette puis a effectué 3 ans de postdoc à Barcelone. Après une première expérience dans l'administration de la recherche, à l'ERC puis à l'ARD de l'ULiège, Nadia a ensuite été engagée par l'ERC après avoir réussi les concours de la Commission Européenne. Elle travaille donc aujourd'hui dans un environnement complètement international, puisqu'elle fait partie d'un staff comprenant 27 nationalités et qu'elle y parle 3 langues quotidiennement. Elle organise les évaluations des projets "Life Science" et assure ensuite le suivi des projets financés.

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Life after GIGA", une  série que vous retrouvez un vendredi sur 3 sur notre page facebook ou notre compte instagram. Le but de ces portraits est de prendre des nouvelles des "anciens" mais aussi de montrer la diversité des parcours après un passage au GIGA. Vous pourrez lire l'interview de personnes travaillant désormais à l'étranger (de manière temporaire ou définitive), de personnes travaillant dans d'autres universités ou dans le privé. Cette semaine, nous recueillons le témoignage de Nadia, coordinatrice scientifique à l'ERC. Merci Nadia pour ta disponibilité !

Nadia, peux-tu te présenter et expliquer ta fonction actuelle ?

Je suis biologiste de formation, j’ai fait ma thèse au GIGA avec Catherine Sadzot et Jacque Piette sur le virus de la varicelle. Je suis actuellement coordinatrice scientifique à l’ERC (European Research Council). Mon rôle consiste à organiser les évaluations des projets qui ont plus une orientation Life Science et à assurer ensuite le suivi des projets financés.

Quel a été ton parcours avant cela ?

Après ma thèse en virologie et immunologie, j’ai fait un post-doc de 3 ans à Barcelone sur des projets plutôt orientés cancer avant de revenir quelques mois en recherche au GIGA. Après mon post-doc, je cherchais un poste qui me permettrait de continuer à suivre les avancées scientifiques au plus près, mais sans être chercheur, j’ai donc d’abord postulé à un poste d’Expert National Détaché à l’ERC. Grâce à un accord entre l’Université de Liège et l’ERC, j’ai pu avoir une première expérience dans l’administration de la recherche, d’abord à l’ERC dans le département scientifique, puis à l’ARD de l’ULg. C’était très enrichissant de découvrir ce métier du point de vue d’une agence de financement et de celui des bénéficiaires. Après avoir réussi les concours de la Commission Européenne, j’ai été engagée par l’ERC en 2013, dans un premier temps comme officier scientifique, puis coordinatrice de panel.

Qu'aimes tu particulièrement dans ce que tu fais ?

Les projets à gérer sont vraiment exceptionnels, interdisciplinaires, variés et à la pointe de la recherche scientifique, c’est très stimulant et j’ai l’impression d’apprendre tous les jours. Ces bourses ont un véritable impact sur la carrière des chercheurs, ça aussi c’est très motivant.  À côté des évaluations et du suivi des projets, mon travail comprend aussi le support aux chercheurs à travers l’organisation de formations et de séminaires, la préparation de rapports pour les instances gouvernantes sur les thématiques scientifiques financées par l’ERC ou encore la mise en avant de projets et de chercheurs en collaboration avec l’équipe de communication.

Humainement, c’est aussi un travail très intéressant et l’aspect international du poste était clairement un plus pour moi. Je parle 3 langues quotidiennement (être au moins trilingue est un prérequis). Il y a 27 nationalités représentées dans le staff, sans compter les experts internationaux avec qui l’on travaille étroitement sur les évaluations et bien sûr nos bénéficiaires. On fait de belles rencontres et au vu des enjeux, il est important de construire une relation de confiance avec son panel d’experts et les chercheurs dont on suit le projet.

Ton travail actuel est-il dans la continuité de ce que tu as fait au GIGA ? En quoi ton expérience du GIGA t'est-elle utile ?

Dans un sens il l’est puisque j’ai appris le métier de chercheur au GIGA. C’est un excellent environnement pour faire sa thèse, développer sa curiosité scientifique et son esprit critique mais aussi apprendre l’importance de la rigueur scientifique.  Des qualités qui me sont utiles tous les jours. De plus, mon travail actuel nécessite un excellent sens de la communication  et de l’organisation, pour assurer les meilleures évaluations possibles et des discussions sereines.  Avoir une expérience préalable en recherche (au GIGA mais aussi durant mes postdoc) m’aide aussi à  garantir un bon suivi des projets, proche de la réalité des chercheurs.

 J’ai aussi eu la chance d’y apprendre le travail en équipe et la prise d’initiatives, il est par exemple impossible de gérer des évaluations de projets aussi interdisciplinaires que les projets Synergy sans ces deux qualités : On travaille étroitement avec les collègues des sciences humaines et sociales et ceux d’ingénierie et physique pour s’assurer que toutes les expertises nécessaires sont présentes.

Quels étaient pour toi les points positifs du GIGA ?

On avait vraiment l’impression d’être dans un environnement privilégié pour faire sa thèse avec un accès à de très bonnes infrastructures. Je garde aussi un bon souvenir des séminaires et des réunions avec des labos dont les thématiques scientifiques étaient très différentes. Je retiens aussi l’ambiance dans le labo, il y avait une vraie entraide avec les collègues, qui sont devenus des amis depuis et un vrai soutien de ma promotrice.

Comme te vois-tu évoluer durant les prochaines années ?

Pour l’instant je me sens très épanouie dans mon poste actuel, j’ai une chouette équipe à gérer et le travail me motive toujours autant, je me vois bien faire ça encore quelques temps. Cela dit, mon poste me permet aussi de postuler dans d’autres agences et départements de la Commission Européenne, donc il n’est pas exclu que j’ai envie d’évoluer vers d’autres horizons plus tard, à la Commission ou ailleurs.  Le plus important pour moi est de travailler dans un environnement stimulant, où je me sens utile et où je peux continuer à utiliser mon bagage scientifique. 

 

Vous avez aimé cette interview? Retrouvez un nouveau portrait un vendredi sur 3 ! Je vous donne donc rendez-vous le vendredi 25 novembre pour le portrait #25 !
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modifié le 03/11/2022

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