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Étudier l’impact des perturbateurs endocriniens: le MIS du FNRS pour Anneline Pinson



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©️ b.bouckaert

Les perturbateurs endocriniens sont un problème de société majeur. Nous sommes tous exposés dans notre quotidien à un nombre croissant de perturbateurs endocriniens. Étant donné qu’ils ont des effets néfastes sur notre santé, il est essentiel d’agir. En parallèle, à cette augmentation des perturbateurs endocriniens, l’incidence des maladies neurodéveloppementales augmente. Cette augmentation ne peut pas être expliquée uniquement par des facteurs génétiques. L’exposition environnementale pourrait jouer un rôle important dans le développement de maladies neurodéveloppementales. Ce projet vise donc à comprendre comment une exposition précoce à des perturbateurs endocriniens altère, au niveau cellulaire et moléculaire, le développement du néocortex, de l’hypothalamus et surtout des interactions entre ces deux parties du cerveau. Ce projet permettra également d’évaluer les répercussions à long terme d’une exposition précoces aux perturbateurs endocriniens sur les fonctions cognitives.

En savoir plus sur les recherches d'Anneline

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A propos d'Anneline 

Anneline Pinson est chercheuse qualifiée F.R.S.-FNRS et travaille au sein du laboratoire de Neuroendocrinologie dans lequel elle se spécialise sur l’étude des perturbateurs endocriniens.

Après avoir obtenu un master en Sciences Biomédicales à l'Université de Liège en 2012, elle réalise ensuite sa thèse de doctorat dans le laboratoire du Pr. Anne-Simone Parent, au sein de l’unité de Neuroendocrinologie du GIGA. Ses recherches portaient alors sur les effets des perturbateurs endocriniens persistants - tels que les polychlorobiphényles - sur l’hippocampe, une région cérébrale essentielle à la mémoire. Durant son doctorat, elle a effectué deux séjours de recherche à Portland, dans le laboratoire du Pr. Gary Westbrook, où elle a appris des techniques spécialisées. Après la défense de sa thèse en 2016, Anneline Pinson a poursuivi sa formation en Allemagne, au sein du laboratoire du Pr. Wieland Huttner à l’Institut Max Planck (MPI-CBG) à Dresde. Là, elle s'est intéressée au développement du néocortex, la plus grande région du cerveau humain. En 2023, elle revient en Belgique et réintègre le laboratoire du Pr. Anne-Simone Parent.

Le mandat d’impulsion scientifique - MIS

LE MIS est un financement pour soutenir de jeunes chercheurs permanents désireux de développer une unité scientifique au sein de leur institution universitaire dans un domaine d’avenir.

Le programme de recherche proposé doit se distinguer par son originalité et sa nouveauté ainsi que par l’autonomie scientifique qu’il suppose au regard des travaux du laboratoire au sein duquel le candidat évolue. A terme, il devrait permettre au chercheur d’acquérir son indépendance dans un laboratoire  «phare ».

Le MIS est accordé pour une durée de trois ans pour un montant global de 450 000 €.

Contact

Anneline Pinson

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