Projet européen ERA-NET

Le laboratoire de Laurent Nguyen impliqué dans la recherche sur les causes neurologiques de l’autisme



Perturbation du dialogue spatio-temporel entre les neurones corticaux en migration en tant que facteur sous-jacent du trouble du spectre de l'autisme

Bien que l'étiologie précise des troubles du spectre autistique (TSA) soit inconnue, l'une des théories les plus acceptées est une proportion anormale de neurones de projection excitateurs (PN) et d'interneurones corticaux inhibiteurs (CIN). Au cours du développement cortical, les PN et les CIN en migration interagissent de telle manière que la migration altérée de chacune de ces grandes classes de neurones peu affecter le nombre et l'emplacement de l'autre.


Dans ce projet, les chercheurs proposent que l’altération des interactions spatio-temporelles entre les PN et les cIN en migration corresponde à un mécanisme pathologique partagé par les TSA. Ils testeront cette hypothèse en étudiant plusieurs gènes liés à l'ASD (Cntnap2, FMR1, Agtpbp1) impliqués dans la migration neuronale des PN et / ou des CIN à différents niveaux, qui montrent tous un rapport PN / CIN accru. Une approche multidisciplinaire sera menée pour étudier différents systèmes, des modèles animaux aux cultures in vitro de pointe, en passant par les organoïdes cérébraux dérivés du patient, porteurs de mutations dans chacun de ces gènes associés aux TSA. Ils caractériseront ensuite la contribution de ces gènes à l'interaction réciproque des PN et des CIN en migration en les supprimant conditionnellement dans chacune de ces grandes classes de neurones chez des modèles animaux. Les organoïdes cérébraux seront utilisés pour étudier les caractéristiques spécifiques des molécules et des cellules du patient et leur contribution au câblage anormal du circuit. En bref, le but est de fournir de nouvelles informations importantes sur une nouvelle signature potentielle des mécanismes pathologiques neurodéveloppementaux de l'autisme.

Coordination du projet

PhD Olga Penagarikano, Pharmacology, University of the Basque Country, Leioa, Spain

Partenaires du projet

PhD Laurent Nguyen, Neuroscience, University of Liege, Liege, Belgium

PhD Jean Bernard Manent, Neurobiology, INMED INSERM, Marseille, France

Dr. Silvia Cappello, Psychiatry, Max Planck Institute, Munich, Germany

 

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À propos de NEURON, le réseau de financement européen


Réseau
Les réseaux européens de recherche ERA-NET sont des projets financés par la Commission européenne dans divers domaines de recherche. Leur objectif est de créer un espace européen de la recherche dans lequel des recherches sont menées et financées dans plusieurs pays, permettant ainsi aux groupes de recherche de travailler ensemble sur des problèmes spécifiques, d’échanger des idées et de tirer parti de l’expertise transfrontalière. Le réseau de financement européen pour la recherche en neurosciences (NEURON) a été lancé en 2003 en tant qu'action de soutien spécifique.

 

Partenaires

À ce jour, 25 organismes de financement de 14 pays de l'UE, Israël et la Turquie en tant que pays associés à l'UE, et la Norvège et le Canada participent au programme NEURON Cofund:
Autriche (FWF), Belgique (FNRS / Flandern, FWO), Canada (IRSC, FRQS / Québec), Finlande (AKA), France (ANR, INSERM, CNRS), Allemagne (DLR-PT / BMBF), Israël (CSO- Italie (MOH), Lettonie (VIAA), Pays-Bas (NWO), Norvège (MRC), Pologne (NCBR), Portugal (FCT), Roumanie (UEFISCDI), Slovaquie (SAS), Espagne (ISCIII, MINECO) , Royaume-Uni (MRC), Turquie (TÜBITAK).


Partenaires associés
Le Fonds national suisse (FNS) et la Fondation ontarienne de neurotraumatologie (ONF) s'associent aux partenaires NEURON et participent aux appels transnationaux communs (JTC) de NEURON.


Mission
La recherche sur le cerveau humain et ses maladies est l'un des principaux défis du 21ème siècle. Parmi les nombreuses maladies affectant la santé, les troubles du cerveau sont des causes majeures d'atteinte à la qualité de vie et d'augmentation du coût des soins de santé. Malgré quelques progrès dans la compréhension des mécanismes moléculaires de divers troubles neurologiques et psychiatriques, la recherche est encore loin de pouvoir proposer des solutions pour les vaincre. En outre, l’élaboration de traitements curatifs ou de stratégies de prévention n’a pas, jusqu’à présent, été couronnée de succès. Un effort concerté d'organisations de financement et de groupes de recherche dans ce domaine est donc nécessaire pour atteindre l'objectif à long terme de guérir les patients atteints de troubles du cerveau et du système nerveux et d'aider leurs proches.

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