Life after GIGA #9 Sébastien Bontems

Janv 2022


Après un master en Biologie à Namur, Sébastien Bontems rejoint le laboratoire de Virologie pour y réaliser sa thèse. Il y restera 12 ans, avec l'intégration au GIGA en cours de route, avant de rejoindre le CHU, mû par la volonté de faire de la science plus appliquée et plus proche des patients, en intégrant d'abord le Laboratoire de référence SIDA puis le laboratoire de Microbiologie Clinique depuis 2009, un service qui a été mis à rude épreuve depuis le début de la pandémie actuelle !

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Life after GIGA", une nouvelle série que vous retrouverez un vendredi sur 2 sur notre page facebook ou notre compte instagram. Le but de ces portraits est de prendre des nouvelles des "anciens" mais aussi de montrer la diversité des parcours après un passage au GIGA. Vous pourrez lire l'interview de personnes travaillant désormais à l'étranger (de manière temporaire ou définitive), de personnes travaillant dans d'autres universités ou dans le privé. Cette semaine, c'est Sébastien Bontems qui nous parle de sa "vie après le GIGA"...  Sébastien est resté physiquement (-et pas que-) proche du GIGA puisqu'il travaille maintenant depuis une dizaine d'années au CHU, au sein du laboratoire de Microbiologie Clinique.

Salut Sébastien, peux-tu te présenter et expliquer ta fonction actuelle ?

Bonjour ! Je m’appelle Sébastien Bontems et je travaille depuis une dizaine d’année dans le laboratoire de Microbiologie Clinique du CHU de Liège en tant que responsable scientifique, principalement attaché au laboratoire de diagnostic moléculaire.

Quel a été ton parcours avant le CHU ?

Après une licence en Biologie réalisée aux Facultés Notre-Dame de la Paix j’ai eu l’opportunité de réaliser ma thèse dans le laboratoire de Virologie Fondamentale de notre Université, sous la tutelle des Professeurs Bernard Rentier tout d’abord et Jacques Piette par la suite. Dès le plus jeune âge, j’ai été fasciné par le monde des virus et j’ai toujours voulu comprendre comment ces entités microscopiques étaient capables de perturber des êtres aussi complexes et organisés que les plantes, les animaux ou les êtres humains. Il était donc tout à fait naturel, une fois ma licence en poche, de poursuivre dans ce domaine et d’intégrer un laboratoire de pointe composé d’étudiants dynamiques et de superviseurs avides de transmettre leur savoir. Les 12 années que j’ai passées dans ce laboratoire, avec une intégration en cours de route dans cette formidable tour de Babel qu’est le GIGA, m’ont permis d’approcher certains de ces virus et d’apporter ma petite contribution à la compréhension des mécanismes d’infection, de propagation et d’échappement à la réponse immunitaire utilisés par ceux-ci. J’ai par la suite rejoint le Laboratoire de Référence SIDA puis le laboratoire de Microbiologie Clinique du CHU de Liège pour travailler dans un contexte beaucoup plus appliqué de par la recherche, le développement et la validation d’outil de diagnostic d’infections microbiennes. Je travaille dans le laboratoire de Microbiologie Clinique depuis avril 2009, d’abord en tant que responsable qualité mais aussi et surtout comme scientifique attaché au laboratoire de biologie moléculaire avec un attrait toujours important pour la virologie humaine. Cet attachement m’a d’ailleurs permis d’être, avec mon équipe, en première ligne dès le début de la pandémie de SARS-CoV-2 pour la mise au point et la réalisation de tests PCR destinés au diagnostic des premiers cas d’infection dans notre hôpital. Inutile de vous préciser que depuis mars 2020 une grande partie de nos ressources (physiques et mentales) ont été dévouées à la réalisation de ces tests et que c’est grâce à la mobilisation de tous et au travail d’équipes formidables et motivées que nous parvenons à répondre à cette attente !

Ta fonction actuelle reste-t-elle dans la continuité de ce que tu as fait au GIGA ?

Le passage d’un laboratoire de recherche axé sur le fondamental vers une structure clinique s’est inscrit pour moi dans une sorte de logique. Je me suis éclaté au GIGA, j’ai passé d’excellents moments à faire, défaire et refaire le monde, mais à un moment j’avais envie de quelque chose de plus concret, de plus appliqué, d’être plus proche des patients. J’ai souvent abordé le travail que j’ai pu faire en recherche fondamentale avec au départ l’envie de satisfaire une curiosité intellectuelle personnelle, et ce dans la plupart des sujets que j’ai pu aborder. Echafauder des hypothèses, les valider ou les détruire, les remplacer par d’autres, revenir à son point de départ, repartir avec d’autres idées, tout ça au grés des manips et des discussions avec d’autres comparses… c’est très stimulant intellectuellement, c’est parfois aussi frustrant, mais cela reste très enrichissant. Cependant, je pense qu’à un moment, j’ai eu envie d’être plus dans l’appliqué, ou en tout cas de voir plus rapidement les bénéfices de mon travail et c’est pour cette raison que j’ai fait le choix de rejoindre notre institution hospitalière.

Qu’apprécies-tu particulièrement dans ta fonction actuelle ?

La diversité de mon travail est pour moi un atout important. Ma position en tant que scientifique, à l’interface entre les prestataires responsables du laboratoire et les technologues me permet d’avoir une certaine diversité dans les tâches qui me sont confiées et me permet de participer à de nombreux projets recouvrant l’ensemble des activités du laboratoire. Je garde un tropisme important pour la virologie moléculaire mais j’ai également l’occasion d’apprendre énormément de choses sur les mondes fascinants de la bactériologie, de la mycologie et de la parasitologie. La compréhension de la biologie de ces microorganismes, des relations hôtes-pathogènes et des mécanismes infectieux sont en constantes progression et permettent le développement d’outils de diagnostic de plus en plus précis et fiables qui nous permettent de faire évoluer le portfolio d’analyses proposées aux prestataires.

En quoi ton expérience au GIGA t’est-elle utile aujourd’hui ?

Au-delà de l’acquisition d’un background scientifique et technique important, parmi les expériences acquises lors de mon passage au GIGA, je retiendrai notamment la rigueur scientifique qui m’aide quasi quotidiennement lors des validations des méthodes que l’on désire implémenter dans le laboratoire. Lors de mon passage au GIGA, on était également souvent invité à présenter nos travaux de recherche de manière structurée et didactique, en les replaçant dans un cadre scientifique précis et cet apprentissage m’aide encore beaucoup pour la réalisation des tâches académiques qui me sont confiées. Enfin, j’ai gardé pas mal de contacts avec des membres présents ou passés par le GIGA ce qui facilite le développement ou la mise en place de projets.

Quels sont tes meilleurs souvenirs au GIGA ?

Oh j’ai plein de souvenirs positifs du GIGA, tant au niveau humains que scientifiques. J’y ai rencontré des personnes formidables et enrichissantes. Lorsque j’ai commencé ma thèse en 1997, on parlait déjà de ce projet de regroupement des laboratoires et je me souviens qu’on le regardait grandir et prendre forme avec un mélange de crainte et de curiosité car on savait qu’il bouleverserait notre façon de travailler. L’enterrement de notre ancien laboratoire fut célébré en grande pompe mais jamais je n’aurais imaginé l’impact positif que le GIGA aurait pu avoir. L’ouverture aux autres, la diversité des projets mis en place, les discussions avec des scientifiques et petit à petit l’arrivée d’étudiants venant des 4 coins du globe ont tous contribué à faire du GIGA ce qu’il est aujourd’hui : un centre de recherche performant, stimulant et novateur.

Vous avez aimé cette interview? Retrouvez un nouveau portrait un vendredi sur 2 ! Je vous donne donc rendez-vous vendredi 4 février pour le portrait #10 !
Vous êtes aussi passé par le GIGA et vous aimeriez témoigner ? Contactez-moi !

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Episode #2 : Juliette Godin
Episode #3 : Nicolas Gillet
Episode #4 : Adeline Deward
Episode #5 : Maximiliano Figueroa
Episode #6 : Mélanie Mestdagt
Episode #7 : David Bergemann
Episode #8 : Bernadette Marcq

modifié le 20/01/2022

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