Life after GIGA #11 Nicolas Caron
Fev 2022
Ayant toujours voulu être chercheur, Nicolas fait des études de biologie à l'Université de Lille. Après un master en neurosciences, il rejoint le laboratoire de Brigitte Malgrange pour y réaliser son doctorat de 2009 à 2014. A l'issue de celui-ci, il intègre la société Affichem, à Toulouse, qui développe les dendrogénoines. Lorsque Affichem crée Dendrogenix à Liège en 2018, le directeur général lui propose alors un retour en terre liégeoise. Nicolas y officie depuis comme responsable de développement pré-clinique, au sein de la tour GIGA où la société est actuellement installée.
Life after GIGA", une nouvelle série que vous retrouverez un vendredi sur 2 sur notre page facebook ou notre compte instagram. Le but de ces portraits est de prendre des nouvelles des "anciens" mais aussi de montrer la diversité des parcours après un passage au GIGA. Vous pourrez lire l'interview de personnes travaillant désormais à l'étranger (de manière temporaire ou définitive), de personnes travaillant dans d'autres universités ou dans le privé. Cette semaine, c'est au tour de Nicolas Caron de témoigner de sa "vie après le GIGA"... Nicolas est responsable de développement pré-clinique pour la start-up Dendrogenix. Merci Nicolas d'avoir répondu à nos questions !
Bonjour Nicolas. Peux-tu te présenter et expliquer ta fonction actuelle ?
Je m’appelle Nicolas Caron et je suis responsable de développement pré-clinique au sein de la société Dendrogenix.
Dendrogenix est une société liégeoise de biotechnologies créée en 2018 et développant des petites molécules à fortes potentialités thérapeutiques, les dendrogénines. D’un point de vue chimique, les dendrogénines sont des dérivés du cholestérol et sont de puissants inducteurs de la différenciation cellulaire. Dendrogenix a pour objectif de développer des candidats médicaments jusqu’en phase clinique pour l’indication surdité et de potentialiser les effets des dendrogénines en poursuivant le développement de programmes R&D spécifiquement liés à certaines maladies neurodégénératives au travers de sa plateforme de « drug discovery ».
Ma fonction actuelle en tant que responsable de développement pré-clinique est multidisciplinaire car cela va de la gestion de la production chimique aux normes réglementaires des potentiels médicaments, des études de pharmacocinétique et de toxicologie réglementaire jusqu’à l’étude du mécanisme d’action impliqué dans les effets observés. En parallèle, nous faisons des preuves de concept d’efficacité des futurs médicaments de la famille des Dendrogénines dans des modèles de maladie neurodégénérative.
Quel a été ton parcours avant Dendrogenix ?
J’ai toujours voulu être chercheur en biologie et j’ai naturellement commencé par une licence de biologie cellulaire et de physiologie que j’ai obtenue en 2006 à l’université de Lille 1. J’ai poursuivi par un master en biologie Santé spécialité neuroscience toujours à Lille. A la fin de mon master, j’ai recherché un poste de doctorant pour effectuer une thèse dans le domaine des neurosciences et c’est à ce moment que j’ai découvert l’équipe de Brigitte Malgrange et la neurogenèse adulte. En 2009, après un master en science biomédicale et pharmaceutique obtenu à Liège, j’ai démarré ma thèse sur la neurogenèse adulte et plus particulièrement l’étude du rôle des protéine du cycle cellulaire. Et c’est en juin 2014, après l’obtention de mon doctorat que j’intègre, en tant que chef de projet puis en tant que responsable des projet européen 1 an plus tard, la société Affichem à Toulouse en France, qui développe les Dendrogénines. Cette expérience chez Affichem m’a permis de consolider mes connaissances et mon expertise dans le domaine des neurosciences et plus précisément dans le domaine des surdités. Chez Affichem, j’ai donc pu explorer le potentiel thérapeutique de cette famille de dendrogénines dans plusieurs domaines thérapeutiques. Afin de financer son développement, Affichem crée la Société Dendrogenix à Liège et le directeur général me propose alors de revenir à Liège et de devenir responsable de développement pré-clinique en 2018 ainsi je continue l’aventure des dendrogénines.
Ton travail actuel est-il dans la continuité de ce que tu as fait au GIGA ?
Oui tout à fait car même si je n’ai pas continué dans la neurogénèse adulte, j’avais découvert dans l’équipe de Brigitte Malgrange la surdité qui est un de ses thèmes de recherche. Ainsi, lorsque j’ai découvert les Dendrogénines et leur potentiel thérapeutique dans la surdité et les maladies neurodégénérative, je continuais mon travail dans le domaine des neurosciences.
Qu’aimes-tu particulièrement dans ce que tu fais aujourd'hui ?
La multidisciplinarité, le travail d’équipe (avec une super équipe et amis) et j’aime que chaque jour soit différent. En effet, le développement de futurs médicaments fait intervenir une équipe multidisciplinaire allant de la chimie médicinale, de la biologie à l’étude des contrats et du droit international.
En quoi ton expérience au GIGA t’est-elle utile ?
Ma thèse m’a permis d’apprendre la gestion de projet, la persévérance, le communication scientifique et le fonctionnement de la recherche. J’ai gardé également beaucoup de contacts avec les équipes du GIGA-Neurosciences qui nous permettent de mettre en place facilement de nouveaux projets en collaboration avec le GIGA.
Quels sont pour toi les principaux points positifs du GIGA ?
Les collègues, les amis et la multidisciplinarité. Au GIGA, nous avons la possibilité de rencontrer et d’échanger avec des chercheurs qui travaillent dans des domaines différents venant du monde entier. C’est un environnement varié et très enrichissant culturellement et scientifiquement.
Comment te vois-tu évoluer dans les prochaines années ?
Toujours chez Dendrogenix, mais certainement avec des fonctions et des responsabilités encore plus importantes. J’aimerais continuer à participer à l’évolution et l’accroissement de cette jeune start-up. J’espère également que notre traitement de la surdité atteindra l’étape clé de la mise sur le marché.
Vous avez aimé cette interview? Retrouvez un nouveau portrait un vendredi sur 2 ! Je vous donne donc rendez-vous vendredi 4 mars pour le portrait #12 !
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